CHANT I
i^otre-^ame be £imoux*
Jtlv pied des hautes Pyrënëes, Ou r Aude se promène en un vallon riant, Limoux, où je naquis , s*ëlève verdoyant Sur des plaines , au loin , de pampres couronnées.
Sur un coteau voisin, à la mère de Dieu
Un Ermite, aux vieux temps, bâtit une chapelle:
6o NOTRE-DAME DE LIMOUX.
El la Vierge propice ëcônte, en ce beau lieu, Celui qui soufTre et qui l'appelle.
Aussi, près de la niche au grillage dore.
Ceux qu'elle a secourus suspendent leurs offrandes.
L'ancre du matelot sur les flots ëgarë ,
Des bagues, des joyaux^ dont on s'ëtait pare»
Quelques fleurs des champs en guirlandes.
Là, quand septembre arrive avec ses douces nuits.
Quand Tangélus du soir tinte ^ns la vallée.
De pauvres montagnards suivant leur croix de huis
Gravissent saintement la colline isolée.
Où la Vierge les aide en leurs secrets ennuis.
Là, des femmes surtout, à quelque vteu fidèles.
Et des petits enfants, les mains jointes, près d'elles,