ELEGIE TROISIEME
Psyché, mon âme. Edgar Poe.
C'était comme le champ de Pbarsale : des blessés Hideux Mouraient sur le bord des fossés; — Là, où nous revînmes tous deux.
Avec Psyché, mon âme.
Et je lui dis « N'est-ce pas?» Et je lui dis « Ces arcs comme ils s'écroulent, et ces butins quels oripeaux ! Ah, maudites étaient nos armes, et maudits Nos drapeaux,
P.syché, mon âme! »
C'était comme un purgatoire, où des ombres aux abois Levaient des fronts honteux, Et se tordaient les doig-ts : — Là, où nous revînmes tous deux,
Avec Psyché, mon âme.
Et je lui dis « N'est-ce pas ? » Et je lui dis « Ah, ces damnés que chasse le regret, En fleurs bénig-nes de Paradis Qui jamais les mettrait,
Psyché, mon âme! »