‹ Poèmes et sylves, 1886-1896Chapitre 15 sur 57 · ELEGIE TROISIEME · texte numérisé non relu

ELEGIE TROISIEME

Psyché, mon âme. Edgar Poe.

C'était comme le champ de Pbarsale : des blessés Hideux Mouraient sur le bord des fossés; — Là, où nous revînmes tous deux.

Avec Psyché, mon âme.

Et je lui dis « N'est-ce pas?» Et je lui dis « Ces arcs comme ils s'écroulent, et ces butins quels oripeaux ! Ah, maudites étaient nos armes, et maudits Nos drapeaux,

P.syché, mon âme! »

C'était comme un purgatoire, où des ombres aux abois Levaient des fronts honteux, Et se tordaient les doig-ts : — Là, où nous revînmes tous deux,

Avec Psyché, mon âme.

Et je lui dis « N'est-ce pas ? » Et je lui dis « Ah, ces damnés que chasse le regret, En fleurs bénig-nes de Paradis Qui jamais les mettrait,

Psyché, mon âme! »

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