‹ Poèmes et sylves, 1886-1896Chapitre 3 sur 57 · EPITRE · texte numérisé non relu

EPITRE

Et votre chevelure comme des grappes d'ombres, Et ses bandelettes à vos tempes, Et la kabbale de vos yeux latents^ — Madeline-aux-serpents, Madeline,

Madeline, Madeline, Pourquoi vos lèvres à mon cou, ah, pourquoi Vos lèvres entre les coups de hache du Roi ! Madeline, et les cordaces et les flûtes, Les flûtes, les pas d'amour, les flûtes, vous les voulûtes

Hélas ! Madeline, la fête, Madeline,

Ne berce plus les flots au bord de lîle.

Et mes bouffons ne crèvent plus des cerceaux

Au bord de l'Ile, pauvres bouffons,

Pauvres bouffons que couronne la sauge !

Et mes litières s'effeuillent aux ornières,

Toutes mes litières à grands pans

De nonchaloir, Madeline-aux-serpents

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