‹ Poèmes et sylves, 1886-1896Chapitre 36 sur 57 · EMILIUS, U ARBRE LAISSE · texte numérisé non relu

EMILIUS, U ARBRE LAISSE

^milius, l'arbre laisse la verte Couleur, et le lustre s'efface Des roses, dessus leurs faces ; Et pour les rossig-nols, dans leurs hautes demeures.

Amour ne file plus les heures ; Et de son vol, pour rien, bal le gel des fontaines L'oiseau, qui Jupiter muant en forme vaine, D'Ilion douloureuse engendra le brandon —

Quand vient sur la forôt l'extrême Automne,

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Hélas ! déjà l'Été décline sur ma tête,

Et cette Automne qui s'apprête Viendra bientôt sur moi, comme sur la forêt, Ains, de mes jeunes ans, ami, je n'ai regret ; L'étoile de Gypris dans mon cœur ne se couche. Et d'un doux regarder si je dis les réseaux, C'est un Zéphire enfant qui toujours par ma bouche Fait chanter mes roseaux.

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