ROMANE JUVÉNILE FLEUR
Romane juvénile fleur, vous m'êtes témoin Comme dispos et droit et simple
J'ai mis mon soin, D'un arc qui frappe au loin A purg-er des monstres le Pimple.
Mais puisque déjà par notre art Se répondent Pindare et Thibaut et Ronsa^d, Puisque Pég-ase fait, pour accorder nos lyres, Naître un nouveau surgeon sous Son sabot g-aillard, Quelle cure h nos mains d'écorcher les satyres?
Qu'ore Sonne le chant qui les Gaules décore !
D'une audace familière, Vous soyez toujours vainqueurs, Et vous couronnez de lierre Au pentathle des neuf sœurs.
A Troade la hautaine, Roland baron capitaine Qu'il y joute à la quintaine!
L'Alphé', le Tibre mêlez A cette amoureuse Seine, Faites qu'au bruit de l'aveine Où vous savez bien souffler.
Le gentil Auberon, par les tardes soirées,
Mène danser au bois les filles de Nérée.
Portez Phébus au cœur, en votre esprit, Pallns ! Car, dans l'arène où le lâche recule,
Je veux montrer le poing- illustre d'iolas Guidant le'char d'Hercule !