‹ Poèmes incongrusChapitre 18 sur 25 · TOL'S · texte numérisé non relu

TOL'S

Pan, pan, qui nous appelle?

Pan, pan, qui frappe en has 1 l*an, pan, monsieur Pouhelle!

Pan, pan, je n'ouvre pas !

M. Joffrin

(A propos du bal de l'Hôtel de Ville.)

Air de Fualdès.

Vraiment de donner des fêtes Nous sommes tous dégoûtés.

Paraît que nos invités Ont voulu s'payer nos têtes.

Ils ont brisé, cassé tout,

Et fait des horreurs partout !

C'est pas pour leur fair' des r'proches,

Mais, quand on les fait danser,

Ils pourraient bien s'dispenser

D'mett' les couverts dans leurs poches.

Heureus'ment qu'ils sont volés :

C'était du métal anglais.

Pan, pan, qui nous appelle ?

Pan, pan, qui frappe en bas?

Pan, pan, monsieur Poubelle ! Pan, pan, je n'ouvre pasl

M. Paul Déroulède

(Sur la place de l'Hôtel de Ville, suivi de 50.000 gymnastes.)

Air de l'Apothicaire.

Patriotes, ralliez-vous

Aux basques de ma redingote !

Les députés en sont jaloux,

Y en a pas un qui la dégote.

Elle a fait le tour des salons

En France, en Espagne, en Russie.

Elle me pend sur les talons:

C'est pour mieux sauver la patrie ! {bis).

TOUS

Pan, pan, qui nous appelle?

Pan, pan, qui frappe en bas?

Pan, pan, monsieur Poubelle!

Pan, pan, je n'ouvre pas !

Le Préfet de la Seine

(Devant la porte de l'Ilôtel de Ville.)

Air : Au clair de la lune.

Au clair de la lune Messieurs du conseil, Je n'ai pas de lurne Et crèv' de sommeil I

Sur mon dos j'apporte Ma malle et mon pieu...

Ouvrez-moi la porle Pour l'amour de Dieu !

TOUS

l*an, pan, qui nous appelle ?

Pan, pan, qui frappe en bas?

Pan, pan, monsieur Poubelle !

l'an, pan, je n'ouvre pas !

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