SERTI DANS TON SOUVENIR
Pourquoi croire désormais A ce retour impossible ?
Rien de la fumée n'est plus Se détachant sur l'azur.
Dans la passe les bouées,
Ainsi que des feux follets,
(Mon Dieu! c'est là qu'est son corps)
Seront dorénavant seules,
A rappeler des souvenirs.
LE RETOUR DE L' ENFANT PRODIGUE
Pourquoi marquer sur la route, Comme le poteau frontière De mon attente, debout, Assignant, du plus loin, le Retour d'un voyage absurde.
La poussière est sur la route
Des espoirs pulvérisés
Que des pas broieront encore.
Tel obstiné à l'espoir
Le Père attend le Prodigue,
Ainsi, pieusement, mon cœur Serti dans ton souvenir.
Divers
SUR LE 45e
Comme ta musique est vaine Ce soir, petit phonographe.
Tes mélodies sont figées Dans la cire de tes disques, Il n'est pas, en ton ressort, De plus pressantes détentes Que celles amassées dans l'âme.
Car la mer chante, ce soir, Sur Taxe élu de mon cœur.
SUR LE 45e
Comme ta musique est vaine Ce soir, petit phonographe.
Tes plus belles mélodies, De tristesse et de gaîté, Ne nous distrairont jamais Du danger dans le brouillard, De la peur, toujours accrue, Quand sollicite l'inconnu L'appel ému des sirènes.
Comme ta musique est vaine Ce soir, petit phonographe.
Que peut donc ton répertoire De symphonies en conserve, Sinon que faire danser Et se prendre au sérieux Le commissaire du bord, Qui fait fi des philosophes, En trouvant des inconnus Par de simples équations
■fc ►