‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 117 sur 312 · L'ENFANT A LA COQUILLE · texte numérisé non relu

L'ENFANT A LA COQUILLE

Dans le t^rand salon la petite fille

A pris à deux mains la blanche coquille;

Elle la retourne en ses petits doigts,

Puis elle la met près de son oreille;

Et la blonde enfant soudain s'émerveille'

D'ouïr' vaguement chanter une voix.

Son œil bleu s'anime; elle est curieuse : (( D'où viens-tu, dis-moi, voix mystérieuse^,. Soupir étouffé d'un être inconnu? »

L'enfant cherche encor, sa tête se penche, Interroge en vain la coquille blanche, Oui poursuit tout bas son chant continu.

— Enfant, la coquille un jour fut tirée

De la orande mer, la mer azurée,

La mer insondable ""^ aux profondes eaux,

La mer qui parfois se met en colère

El qui se refuse à rendre à la terre

Les petits marins et les grands vaisseaux.

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