SOIRS
Parfois, quand le soleil baissait dans les grands chônes, Et que l'azur lég-er à travers les rameaux Palissait, et qu'au foud du val', dans les hameaux^, Les cloches s'en volaient des ég"lises prochaines,
Nous écoulions tous deux, retenant nos haleines^,
Grincer sur les pavés l'essieu^ des chariots,
Oui s'en venaient, avec des heurts et des cahots %
Des champs brumeux, sur tous les longs chemins des plaines.
Et nous sentant soudain captifs^ dans la Maison, Tandis qu'au loin de nous montaient de l'horizon Les cloches et ces bruils de grands chars sur les routes,
Nous pleurions seuls, perdus dans l'ombre des feuillées''. Et nos pleurs sur nos mains tombaient à tièdes g"Outtes. Et nous nous caressions avec nos mains mouillées.
(Fernand GaEC.H, La Maison de l'enfance. Calniann-Lévj.)