‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 140 sur 312 · LE DEPART Dr FILS · texte numérisé non relu

LE DEPART Dr FILS

Je crois Fenlendre encor, quand, sa main sur mon bras,

Autour des verts remparts nous allions pas à pas :

« Oui, quand tu pars, mon fils, oui, c'est un vide immens »,

Un morne' et froid désert où la nuit recommence;

Ma fidèle maison, le jardin, mes amours,

Tout cela n'est plus rien ; et j'en ai pour huit jours.

J'en ai pour tous ces mois d'octobre et de novembre,

Mon fds, à te chercher partout de chambre en chambre ;

— Song-e à mes longs ennuis ! — et, lasse enfin d'errer,

Je tombe sur ma chaise et me mets à pleurer.

Ah! souvent je l'ai dit : Dans une humble cabane.

Plutôt filer son chanvre, obscure paysanne!

Du moins on est ensemble, et le jour, dans les champs,

Quand on lève la tète, on peut voir ses enfants.

Mais le savoir, l'orgueil, mille folles chimères"

V^ous rendent tous ingrats, et vous quittez vos mères.

Que nous sert, o mon Dieu! noire fécondité^,

Si le toit paternel est p:ir eux^ déserté;

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