‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 190 sur 312 · LA MER · texte numérisé non relu

LA MER

Hàtons-noiis ! le soleil nous brûle sur ces roches !

Ne seiis-Ui pas d'ici les values toutes proches?

Et la mer! l'entends-lu? Vois-tu tous ces pécheurs?

N'entends-tu pas les cris et les bras des nai^eurs?

Ah ! rendez-moi la nier (H les bruits du rivage :

C'est là que s'éveilla nu)n enfance sauvaî^e ;

Dans ces iïols, orag^eux coiume mon avenir,

Se reflètent' ma vie et (oui mon sou\enirî

La mer! J'aime la mer miii^issante et houleuse-.

Ou, comme en un bassin une liqueur huileuse \

La mer calme et d'ari^enl î Sur ses iïancs ' écun.eux

Quel plaisir de descendre et de bondir comme eux,

Ou, mollement bercé, retenant son haleine,

De céder comme une algue -^ au flux^ qui vous entraîne !

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