Son rayonnement : sa vive clarté
'2^2 I.A DKCOUVKUTK DU MONDP:.
N'csl-cc point, un IV^re jiiincau
Oui vient vers loi, du fond de l'eau,
En sens contraire?
Viens, penche-loi sur son clieinin.
Fais-lui sig^ne, tends-lui la main
Au petit frère ! »
Il a voulu revoir encor,
Dans le miroir de l'eau qui dort,
Le pelit frère.
Sourire et lui tendre la main, Le voir venir sur son chemin
En sens contraire.
Il a cherché son compag^non, Penché vers lui son front mig-non,
Sa tête blonde; Il veut lui dire des secrets.
Plus près, plus près, toujours plus près.
Dans l'eau profonde.
Il s'approche, il va déposer Sur sa lèvre un nouveau baiser
De bouche à bouche ; Oh ! le froid baiser ! c'est la mort Qui le donne; et l'eau qui dort
Ferme sa couche.
SOUFFRANCK K T PITIK. 2'.V,*)
lis sont cns(Miible sous les eaii\, lierccs parmi les verts roseaux,
Le corps et l'ombre ; Et la uière au bord du talus ' Reste assise, et ne quitte plus
La place sombre.
(Kug-ène Manuel, Poésies du /ot/er et de Véade. Calmann-Lévy.)