‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 210 sur 312 · Son rayonnement : sa vive clarté · texte numérisé non relu

Son rayonnement : sa vive clarté

'2^2 I.A DKCOUVKUTK DU MONDP:.

N'csl-cc point, un IV^re jiiincau

Oui vient vers loi, du fond de l'eau,

En sens contraire?

Viens, penche-loi sur son clieinin.

Fais-lui sig^ne, tends-lui la main

Au petit frère ! »

Il a voulu revoir encor,

Dans le miroir de l'eau qui dort,

Le pelit frère.

Sourire et lui tendre la main, Le voir venir sur son chemin

En sens contraire.

Il a cherché son compag^non, Penché vers lui son front mig-non,

Sa tête blonde; Il veut lui dire des secrets.

Plus près, plus près, toujours plus près.

Dans l'eau profonde.

Il s'approche, il va déposer Sur sa lèvre un nouveau baiser

De bouche à bouche ; Oh ! le froid baiser ! c'est la mort Qui le donne; et l'eau qui dort

Ferme sa couche.

SOUFFRANCK K T PITIK. 2'.V,*)

lis sont cns(Miible sous les eaii\, lierccs parmi les verts roseaux,

Le corps et l'ombre ; Et la uière au bord du talus ' Reste assise, et ne quitte plus

La place sombre.

(Kug-ène Manuel, Poésies du /ot/er et de Véade. Calmann-Lévy.)

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