‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 213 sur 312 · D'UNE COUSINE DE SEPT ANS · texte numérisé non relu

D'UNE COUSINE DE SEPT ANS

Hélas! si j'avais su, lorsque ma voix qui prêche' T'ennuyait de leçons, que sur loi, rose et fraîche. Le noir oiseau des morts' planait inaperçu; Que la fièvre guettait sa proie, et que la porte Où tu jouais hier te verrait passer morte... Hélas ! si j'avais su !...

Je t'aurais fait, enfant, Texislence bien douce; Sous chacun de tes pas j'aurais mis de la mousse^; Tes ris'^ auraient sonné chacun de tes instants; Et j'aurais fait tenir dans la petire vie Un trésor de bonheur immense... à faire envie Aux heureux de cent ans!

Loin des bancs où pâlit l'enfance prisonnière. Nous aurions fait tous deux l'école buissonnière-^

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