LE MINElJir
Nous descendons avant que l'aurore ne nionle; Les lueurs du salpêtre^ en nos yeux reflélées Sont les seules lueurs de la mine profonde, Et, lorsque nous sortons, le soleil s'est couché...
Si le vent du grisou glace mes os de peur, Ou si le flot montant d'une mer^ souterraine Sur les plages d'argile au loin déferle'' et meurt, Qu'importe! travailleur, il faut creuser la terre!
Sais-tu que les humains ont besoin de charbon Pour prolonger, là-bas, le souffle des chaudières. Pour que les câbles^ crient et que les volants^ tournent, Que les moteurs'' d'acier vivent dans la lumière.
1 . Le mineur : Nous avons rapproché avec intention ce morceau du précédent. Tous deux se complètent. Dans le premier est surtout décrite la vie du mineur; dans le second sont plutôt dépeints ses sentiments.