‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 246 sur 312 · Je saigne : (au sens fig-uré) je souffre · texte numérisé non relu

Je saigne : (au sens fig-uré) je souffre

3. Sous des croix : comme celles où l'on clouait jadis les condamnés.

4- C'est du sang : il s'agit des étincelles que fait jaillir le choc <lu fer sur les pierres.

5. En la rumeur du fer : c'est le bruit des coups que fait entendre le fer en frappant le roc.

0. Schiste : roche feuilletée, telle que l'ardoise, qui présente parfois des formes étrano-es et des dessins bizarres.

27^ • A l)l':COUVKI\TK DU MONDK.

Du soleil ! ma poitrine a besoin de lumière,

Mes yeux noircis voudraient mirer le heau ciel clair,

Je voudrais respirer les parfums de la terre

Et m'endormir bercé par des clianls d'arbres verts...

Là-haut, c'est un moulin avec des espaliers ' ; Il ouvrait dans le vent ses ailes éployées; Ma mère m'y berça dans un berceau d'osier, Elle avait des yeux bleus et des boucles dorées...

C'est le son merveilleux des cloches du dimanche. Les histoires contées sur le seuil des maisons. Les vêpres où penchait le vent des coiffes ^ blanches, Et le soleil de Dieu brillant sur les moissons ;

Le clocher bienveillant comme un parent vieilli Qu'on trouve et qui sourit après un long- voyage; Le bouquet d'une enfant, le salut d'un ami Et la chanson perdue d'un chanteur de passage...

— Hélas! lorsque je sors, triste et noir, du puits sombre. Je ne peux plus savoir comme le monde est beau ; Devant les cieux profonds, je reste comme un homme -^ Enterré tout vivant, qui sort de son tombeau...

(Maurice Magre, Le Poème de la jeunesse.)

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