LE COFFRET
Ma mère, pour ses jours de deuil el de souci, Avail, dans uu tiroir secret de sa commode, Va [)elit coffre en fer rouillé, de vieille mode. Et ne me l'a fait voir que deux fois jusqu'ici.
€omme un cercueil, la hoîle est funèbre et massive ',, Et contient des cheveux de ses parents défunts Dans des sachets" jaunis aux pénétrants parfums, Ou'elle vient quelquefois baiser le soir, pensive.
Ouand sont mortes mes sœurs blondes, on l'a rouvert Pour y mettre des pleurs et deux boucles frisées. Hélas! nous ne gardons d'elles, chaînes^ brisées, Oue ces deux anneaux^ d'or dans ce coffret de fer.