‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 258 sur 312 · LES VIEILLES HORLOGES · texte numérisé non relu

LES VIEILLES HORLOGES

A les ouïr ' sonner, on dirait des aïeules Qui, la quenouille^ aux doigts.

Le soir, au coin du feu, se parlent toutes seules Des choses d'au! refois.

Oh! le timbre^ attristé de leur voix frêle et rare,

Oh ! les gémissements De leur vieux, très vieux cœur, que Ton devine avare

De ses lents battements!

Tout cela souffre, tout cela gémit et pleure,

Comme l'eau qu'on entend, Goutte à goutte, du toit fêlé"^ d'une demeure,

Choir 5 en se lamentant.

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