‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 260 sur 312 · LE GALET · texte numérisé non relu

LE GALET

Rond, luisant et poli sous la vai^uc marine, Océan, je l'ai pris parmi tes flols amers. Ce caillou blanc avec sa frang-e^ purpurine. Comme un bijou tombé du vaste écrin^ des mers.

Mille ans, il a roulé sur le bord de celle onde; Les flots jaloux, mille ans, l'ont ramené vers toi; Et peut-être. Océan, sous ta houle '^ profonde. Tu ne l'avais poli que pour qu'il vînt à moi !

Je l'ai pris, ruisselant d'une écume embaumée (Tel un avare prend un trésor), et joyeux, 0 mer, je l'emportai loin de la rive aimée. Comme un g'a§"e^ d'ami qui nous fait des adieux.

1. Galet : caillou poli et rond que la mer rejette sur le rivage.

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