‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 279 sur 312 · HETOUIl · texte numérisé non relu

HETOUIl

Heureux le voyageur (jue sa ville chérie

Voit rentrer dans le port, aux premiers feux du jour!

Qui salue à la fois le ciel et la patrie,

La vie et le bonheur, le soleil et l'amour !

— Reg-ardez, compag"nons, un navire s'avance. La mer, qui l'emporta, le rapporte en cadence, En écumant sous lui, comme un hardi coursier. Oui, tout en se cabrant', sent son vieux cavalier.

Salut! qui que tu sois, toi dont la blanche voile De ce large horizon accourt en palpitant ! Heureux quand tu reviens, si ton errante étoile^ T'a fait aimer la rive ! heureux si l'on t'attend !

Comme le cœur bondit quand la terre natale. Au moment du retour, commence à s'approcher, El du vaste Océan sort^ avec son clocher! Et quel tourment ''^ divin dans ce court intervalle,

1 . En se cabrant : en se dressant sur les pieds de derrière.

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