LA MORT DE JEANNE D'ARC
Du Christ avec ardeur Jeanne baisait l'image;
Ses longs clieveux épars-flotlaienl au gré des vents;
Au pied de l'écliafaud, sans changer de visage,
Elle s'avançait à pas lents.
Tranquille, elle y monta : quand, debout sur le faîte. Elle vit ce bûcher qui Fallait dévorer, Les bourreaux en suspens^, la flamme déjà prête. Sentant son cœur faillir, elle baissa la tête, Et se mit à pleurer.
Ah! pleure, fille infortunée!
Ta jeunesse va se flétrir, Dans sa fleur trop tôt moissonnée!
Adieu, beau ciel, il faut mourir.
Tu ne reverras plus tes riantes montagnes.
Le temple, le hameau, les champs de Vaucouleurs ^,
Et ta chaumière et tes compagnes.
Et ton père expirant sous le poids des douleurs.