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Lorsque, ma sœur c( moi, dans les forets profondes, Nous avions déchire nos pieds sur les cailloux, En nous baisant au front, tu nous appelais fous, Après avoir nutudil ' nos coursas vagabondes^.
Puis, comme un vent d'été confond les fraîches ondes De deux petits ruisseaux sur un lit calme et doux, Lorsque tu nous tenais tous deux sur tes §"enoux, Tu mêlais en riant nos chevelures blondes.
Et pendant bien longtemps nous restions là blottis^, Heureux, et tu disais parfois : « 0 chers petits! Un jour vous serez grands et moi je serai vieille ! »
Les jours se sont enfuis d'un vol mystérieux^, Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.
(Théodore de Banville, Roses de Xoël.
Fiisfjuelle.)