‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 88 sur 312 · EN VACANCES · texte numérisé non relu

EN VACANCES

(arrivée a la maison.)

O mes frères, voici le beau temps des vacances!

Le mois d'août, appelé par dix mois d'espérances!...

Monotone la veille, et vide, la maison

S'anime ; un rayon d'or luit sur chaque cloison ' ;

Le couvert s'élargit^; comme des fruits d'automne,

D'enfants beaux et vermeils la table se couronne;

Et puis mille babils -\ mille g"ais entretiens,

Un fou rire, et souvent de lon^^s pleurs pour des riens.

Mais plus tard, lorsqu'on touche aux soirs gris de septembre,

En cercle réunis dans la plus g-rande chambre.

C'est alors qu'il est doux de veiller au foyer '^!

On roule près du feu la table de noyer;

On s'assied; chacun prend son cahier, son volume;

Grand silence ! on n'entend que le bruit de la plume,

Le feuillet qui se tourne, ou le châtaig-ner vert

Oui craque, et l'on se croit au milieu de l'hiver.

(Brizeux, Marie.)

Page 1