‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 36 sur 107 · Thébaïde, 644 : • L'arrêt des destinées · texte numérisé non relu

Thébaïde, 644 : • L'arrêt des destinées

Par qui vous allez voir vos misères bornées.

Romps, en lui découvrant tes secrètes faiblesses. Le silence honteux qui voile ton péché;

Repose-toi sur ses promesses (1),

Tes pleurs l'auront bientôt touché.

Il te rendra plus pur que la pure lumière, Eclairant ton esprit de ses vives clartés;

Mais fais-lui souvent ta prière

Et fléchis sous ses volontés (2).

Des hommes corrompus quand tu vois l'opulence, Ne sois point envieux de leurs prospérités ;

N'imite point dans ton offense

Ces artisans d'iniquités.

Sois doux et tempéré (3); que jamais la colère A d'aveugles fureurs n'emporte ton esprit;

Et ne désire pour mal faire

Ni biens, ni pouvoir, ni crédit.

Ces cœurs malins qu'aveugle une jalouse envie Par le bras éternel seront exterminés;

Mais heureux qui sur Dieu s'appuie : Tous les biens lui seront donnés.

Ce pécheur marche fier (4) de sa grandeur funeste; Attends encore un peu, tu ne le verras plus.

Pour en chercher le moindre reste

Tous tes pas seront superflus.

1. Iphi génie, 956 : Ah! sans doute on s'en peut reposer sur ma foi.

2. Bérénice, 337 : L'Orient presque entier va, fléchir sous fa loi.

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