‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 38 sur 107 · Athalie, 1113 : L'impie Achab détruit · texte numérisé non relu

Athalie, 1113 : L'impie Achab détruit

5. Poésies diverses : Romps ce fatal sommeil par qui ïâme charmée

Dort en repos sur le bord des enfers.

6. Britannicus, 1153 : Mes promesses aux uns éblouiretit les yeux.

Le pécheur imprudent que son désordre accable S'abîme en voluptés, emprunte et ne rend rien.

Mais le fidèle charitable

En donnant voit ci\)ître son bien.

Oui, Seigneur, il est vrai : lu verses l'abondance. Quand on a pour le pauvre un cœur qui s'attendrit :

Mais tu réduis à l'indigence

L'impitoyable qui s'en rit (1).

L'homme de probité se conduit dans la route Que prescrit à son cœur ta souveraine loi;

Il est sauvé dès qu'il t'écoute,

Et ton attrait le mène à toi.

Qu'aux plus forts ennemis sa tête soit en butte, Qu il tombe sous leur choc, il ne se froisse pas;

Et c'est assez que dans sa chute

Tu le soutiennes de ton bras.

Jamais ou jeune ou vieux je ne vis de la grâce Un juste abandonné la réclamer en vain.

Non, jamais je ne vis sa race

Réduite à mendier son pain.

Chaque jour on le voit de toute sa puissance (2) Ouvru' avec plaisir la main aux indigents :

Que de grâces en récompense

Tombent-elles sur ses enfants (3)!

1. Andromaque, 1409 : Le perfide en triomphe, et se rit de ma rage.

2. Thébaïde, 568 : Le brave Hippomédoii s'efforce en votre absence

De soutenir leur choc de toute sa puissance.

3. Double sujet. On trouvera d'autres exemples de ce pléonasme dans l'Introduclio7i grammaticale au Lexiqw de Racine, p. CXXV.

Que jamais du pécheur l'exemple ne t'entraîne, Mais suis celui du juste, en faisant toujours bien.

C'est pai' là qu'on gagne sans peine

Une éternité pour un rien.

Ce Dieu bon, de qui î'œil sans cesse nous observe (1), Peut-il abandonner le. juste qui le sert?

Non, son équité lui réserve

Un bien qui jamais ne se perd.

Mais il faut qu'à la fin l'ingrat pécheur expie

Par de justes tourments les crimes qu'il a faits (2).

Jusque sur le sang de l'impie

Dieu se venge de ses forfaits.

Des honneurs de la terre et de son opulence

Tu combleras. Seigneur, le juste et ses enfants,

Sans que leurs biens ni leur puissance

Se limitent pai' aucun temps.

La bouche du fidèle enfante la sagesse Que d'un cœur pur et droit il a su méditer.

S'il pai'le, c'est avec justesse,

Et l'on se plaît à l'écouter (3).

Ton infaillible loi dans tous ses pas le guide; Comme un riche trésor il la tient dans son cœur.

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