‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 49 sur 107 · Lettres ;: Je vous tiens le plus heureux homme du monde · texte numérisé non relu

Lettres ;: Je vous tiens le plus heureux homme du monde

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Pour moi, sûr de Ion aide, ô Dieu que je réclame, Je sais que des enfers je serai racheté; Tu m'as pris sous ta garde, et tu mettras mon âme Sous les abris de ta bonté.

Do 1 arrogant pécheur quand je vois l'opulence, Je ne redoute pas sa terrestre grandeur; Qu'il joigne à de grands biens la gloire et la puissance : Il n'ébranlera pas mon cœur.

Je sais que quand la mort fermera sa paupière, Il ne peut aux enfers emporter ses trésors; Et que ses vains honneurs n'iront point dans sa bière Accompagner son triste corps.

Tandis qu'il a vécu dans ses honneurs fragiles (1),

Il s'est vu révéré par de lâches flatteurs.

Qui peut verser des biens sur des âmes serviles (2)

Ne manque point d'adorateurs.

Pour fonder de son sang l'orgueilleuse chimère, ir compte ses aïeux avec soin retrouvés. Et ne recherche point l'éternelle lumière Dont ses yeux resteront privés.

Mais tout homme élevé dans un rang honorable. Et qui manque d'en faire un usage prudent, Il cesse d'être un homme, et je le tiens semblable A la bête sans jugement.

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