‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 59 sur 107 · Bérén., 594 : Je vous en croirai sur un simple soupir · texte numérisé non relu

Bérén., 594 : Je vous en croirai sur un simple soupir

A mon cœur assoupi rends, selon la promesse Tout ce qu'il eut jamais de force et de vertu (1).

Retire mon âme égarée

Du chemin de Finiquilé, Et fais par tes bontés que de ta loi sacrée Mon cœur suive à la fin l'exacte vérité.

C'est la route que j'ai choisie

Pour finir mes égarements; Et telle qu'ait été. ma déplorable vie, Je n'ai point oublié tes profonds jugements.

Tu vois ma volonté réglée Sur celle que tu me fais voir (2); Dans cet heureux retour de mon Ame aveuglée, Ne confonds point un cœur qui rentre en son devoir.

J'ai couru la sainte carrière

De tes divins commandements (3); Non. je ne suis que toi, depuis que ta lumière A rompu de mon cœur les vains attachements.

HÉ

Que ta loi règle ma conduite, Qu'à mes folles erreurs je me voye (4) arraché;

1. Poésies div. ; De nos cœurs endiixcis romps V assoupissement.

2. Bérén., 1499 : Sur Titus et sur moi réglez votre conduite.

3. Disc, à VAcad. : Vous avez couru une môme carrière avec lui.

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