‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 68 sur 107 · LAMED · texte numérisé non relu

LAMED

Toujours bon, toujours immuable,

Et toujours Dieu de vérité.

Ta Parole est toi-même; elle est inviolable. Et son trône est au ciel de toute éternité.

Cette Parole, quand tout passe, N'est point sujette au changement; Et la solide terre est moins ferme en sa masse, Quoique ton bras en ait posé le fondement.

1. Esther, 515 : Et ne pouvez-vous pas d'un mot l'exterminer?

^^^^^^^^|»^^^^^^^^*j»^^^^4|f^^î»^î»^*îf^*î**$»^^*l»

Que le jour commence ou finisse,

C'est par ton ordre qu'il nous luit; Et ce vaste univers n'a rien qui n'obéisse A l'empire absolu du Dieu qui le conduit.

Ta loi, que sans cesse j'écoute,

Elle seule m'a consolé; Sans son heureux secours je périssais sans doute Sous les terribles maux dont j'étais accablé.

Ne crois j^as que jamais j'oublie

Un Dieu qui m'a justifié.

Oui, sur moi ta parole enfin s'est accomplie, Et par elle, Seigneur, je suis vivifié.

Puisque je suis ta créature.

Tends-moi les bras et sauve-moi.

Pour éclairer mon âme et la rendre plus pure, N'ai-je pas recherché les secrets de ta loi (1)?

Ceux qui cherchaient à me détruire

M'ont tendu des j^ièges couverts (2); Mais armé de ta loi, dont je veux bien m'instruire. J'ai de tous ces pécheurs dissipé les concerts.

Le monde n'a rien de solide;

Tout s'y détruit, c'est son destin.

Ta loi seule, ô mon Dieu, qui nous règle et nous guide, Ton éternelle loi n'aura jamais de fin.

1. Livres annotés : J'irais rechercJier la connaissance de toutes ces choses. — Le Lexique note cette locution comme singulière et propre à Racine.

2. Briiann., 346 : M'ont sauvé jusqu'ici de mille écueils couverts.

^^^4îf*îf*îf^^4^^f*jf^4^4»*î»^4**î*4^^*î*4^^^*^-^^4»^^^ 215

Page 1