‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 70 sur 107 · NUN · texte numérisé non relu

NUN

Ta parole divine est la lampe éternelle

Par qui mes pas sont éclairés;

C'est la lumière qui rappelle Vu chemin du salut mes pieds trop égarés (3).

Oui, Seigneur, je l'ai dit, et ne vois rien qui puisse

Me faire rompre mes serments;

Tu me verras de ta justice Adorer et garder les profonds jugemenls.

1. Brit., Ire préf. : Pour peu que nous résistions à ses sentiments, il nous traite de présomptueux.

2. Livres annotés : Le plus grand bien que César tirait de sa victoire.

3. Bérénice, 1461 : Oui, Madame, vers vous j'ai rappelé ses pas.

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Par mille afflictions dont le poids m'humilie,

Je tombe sous mes ennemis (1);

Rends-moi, mon Dieu, rends-moi la vie : Jimplore ton secours, et tu me l'as promis.

Quand d'un sincère cœur je t'offre ma prière.

Exauce-la par ta bonté,

Et prète-moi cette lumière (2) Qui m'enseigne à marcher selon ta volonté.

Malgré tous mes efforts, je sens mon âme prête

A s'échapper d'entre mes mains;

Mais au plus fort de la tempête, Je n'ai point oublié tes décrets souverains.

Ces pécheurs qui croyaient faire de moi leur proie Sous mes pieds ont tendu leurs lacs; Mais je n'ai point quitté la voie

Où tes commandements conduisent tous mes pas.

D'obéir à tes lois j'ai fait mon héritage,

Et c'est pour une éternité;

Oui, mon cœur de tout se dégage (3), Pour goûter cette seule et sainte volupté.

Ce cœur brûlant d'amour, par une heureuse pente,

Se porte à tes commandements;

Et les accomplit dans l'attente Des biens que ta bonté promet à tes enfants.

1. Androm., 148 : Hector tomba sous lui, Troie expira sous vous.

2. Thébaïde, 25 : A de si noirs forfaits prêtes-tu tes rayons?

3. Andromaque, 511 : Dégagez-vous cZef soins dont vous êtes chargé.

SAMECH

Je hais l'homme plein de malice.

J'abhorre son iniquité; Mais toujours de tes lois j'ai chéri la justice, Et recherché ta vérité.

Tu me prêtes ton assistance, Et dans tes bras tu me reçois; Ta parole est aussi mon unique espérance. Et c'est en elle que je crois.

Loin de moi. vous dont je redoute Le commerce contagieux; Dans la loi de mon Dieu je veux chercher la route Qui seule peut conduire aux cieux.

Soutiens-moi selon ta parole, Et je vivrai selon ta loi.

Un cœur ne conçoit point d'espérance frivole Quand il met son espoir en toi.

' Pour me sauver du précipice, Prête-moi ton divin secours; J'aimerai ta loi sainte, et ferai mon délice De la méditer tous les jours.

Tu méprises le téméraire Qui méprise tes jugements; Que ce pécheur ingrat qui cherche à s'en soustraire (1) Est injuste en ses sentiments!

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