‹ PoésieChapitre 166 sur 274 · Toits. V. XXlll, 167 (note · texte numérisé non relu

Toits. V. XXlll, 167 (note

Mll.LY OU LA TLRRC NATALE 15:j

Versait sur la blessure ou le miel ou l'olive,

Ouvrait près du chevet des vieillards expirants

Ce livre où l'espiMance est permise aux luouranls, iSo

Recueillait leurs soupirs sur leur bouche oppressée,

Faisait tourner vers Dieu leur dernière pensée,

Kl, tenant par la main les plus jeunes de nous,

A la veuve, à l'cnlant, qui tombaient à genoux.

Disait, en essuyant les pleurs de leurs paupières : iS5

« Je vous donne un peu d'or, rendez-leur vos prières. »

Voilà le seuil, à l'ombre, où son pied nous berçait,

La branche du figuier que sa main abaissait;

Voilà l'étroit sentier où, cjuand l'airain sonore

Dans le temple lointain vibrait avec l'aurore, 190

ÎNous montions sur sa trace à l'autel du Soigneur

OITrir deux purs encens, innocence et bonheur !

C'est ici que sa voix pieuse et solennelle

Nous expliquait un Dieu que nous sentions en elle,

Et, nous montrant 1 épi dans son germe enfermé, igô

La grappe distillant son breuvage embaumé,

La génisse en lait pur changeant le suc des plantes.

Le rocher qui s'cntr"oav'.»c aux sources ruisselantes,

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