D'un sot dédain. Noter lemploi de de pour avec
95. Fido. Nom d'un chien ayant réellement appartenu à Lamartine. — « Ces jours-ci mes chagrins passés ont été remués et soulevés en moi par nne perte que vous trouveriez insignifiante et qui pour moi en a été une immense, celle de mon ami Fido. Il est mort entre mes pieds, après treize ans d'amour et de fidélité, après avoir été le compagnon de toutes les heures de mes années de bonheur, de voyage, de larmes. — La vie est affreuse. » (Lettre à Virieu, aS avril 1837).
96. Entendez : chacun de nous comprend en silence le langage muet de l'autre.
^•j-çiB. ^Veille, réveille. Y. II, aS-sG (note). — Te réveille : te fait lever. Il est évident que le mot ne doit pas être pris au pied de la lettre.
Que l'àme en toi se lève avec tant d'évidence, jod
Et que l'amour dépasse cncor l'intelligence ;
Non, lu n'es pas du cœur la vaine illusion,
Du sentiment humain une dérision,
Un corps organise qu'anime une caresse,
Automate trompeur de vie et de tendresse ! m
Non ! quand ce sentiment s'éteindra dans tes yeux,
Il se ranimera dans je ne sais c[uels cieux.
De ce qui s'aima tant la tendre sympathie,
Homme ou plante, jamais ne meurt anéantie:
Dieu la hrise un instant, mais pour la réunir ;
Son sein est assez grand pour nous tous contenir.
Oui, nous nous aimerons comme nous nous aimâmes. ii5
Qu'importe à ses regards des instincts ou des âmes?
Partout où l'amitié consacre un cœur aimant,
Partout où la nature allume un sentiment,
Dieu n'éteindra pas plus sa divine étincelle
Dans l'étoile des nuits dont la splendeur ruisselle 120
Que dans l'humble regard de ce tendre épagneul
Qui conduisait l'aveugle et meurt sur son cercueil!!!
Oh I viens, dernier ami que mon pas réjouisse.
Ne crains pas que de toi devant Dieu je rougisse ;
Lèche mes yeux mouillés, mets ton cœur près du mien, isB
Et, seuls à nous aimer, aimons-nous, pauvre chien !
io5. L'àme. Cette assimilation de l'instinct des animaux à l'âme humaine est particulièrement hardie de la part d'un prêtre catholique. Elle contredit d'ailleurs un passage de la Troisiùme Epoque, où Jocclyn déclarait, à prjpos d'un autre chien qu'il avait eu pour ami dans son enfance : Que de l'àme à l'instinct toute comparaison Profane la nature et ment à la raison. 106. Dépasse en toi, dans cette Ame.