CALONICE
Sur la grande galère à quatre rangs de rames,
Calonice ramène une iille d'Asie
Qui^ nue et frissonnante et belle, s'extasie
De fouler des tapis de pourpre aux rouges trames.
« O vierge, dit la Grecque, entre toutes choisie Pour apaiser mon cœur percé de mille lames. Tu connaîtras le sens des longs épithalames Et de mon amitié la chaste hypocrisie ! »
Dans lair, à ce moment, on vit deux hirondelles
Caresser les cheveux épars des fiancées,,
Et la brise chantait : Hyménéeî autour délies.
Mais la lune baisa les vagues balancées, Et tu parus, le front couronné d'asphodèles, O nuit, ô blanche nuit, ô nuit mystérieuse!..
Sonnets 3og