‹ PoésieChapitre 79 sur 99 · CALONICE · texte numérisé non relu

CALONICE

Sur la grande galère à quatre rangs de rames,

Calonice ramène une iille d'Asie

Qui^ nue et frissonnante et belle, s'extasie

De fouler des tapis de pourpre aux rouges trames.

« O vierge, dit la Grecque, entre toutes choisie Pour apaiser mon cœur percé de mille lames. Tu connaîtras le sens des longs épithalames Et de mon amitié la chaste hypocrisie ! »

Dans lair, à ce moment, on vit deux hirondelles

Caresser les cheveux épars des fiancées,,

Et la brise chantait : Hyménéeî autour délies.

Mais la lune baisa les vagues balancées, Et tu parus, le front couronné d'asphodèles, O nuit, ô blanche nuit, ô nuit mystérieuse!..

Sonnets 3og

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