‹ Poésie (volume 2)Chapitre 24 sur 99 · LA NYMPHE DE VILLE-D'AVRAY · texte numérisé non relu

LA NYMPHE DE VILLE-D'AVRAY

Et, près de la fontaine où vit sa chère image,

Portant comme aujourd'hui quelque odorant hommage,

Je reviendrai souvent m'asseoir Au moment qui berçait si mollement son rêve, Quand l'étang s'assombrit, et quand au ciel se lève

La divine étoile du soir.

L'ANxNEAU

Lorsque des anciens morts on trouble le repos, Qu'on soulève le marbre effrité des tombeaux,

Qu'au sépulcre on ose descendre, Et qu'on viole, après un travail dur et long, Le funèbre secret des vieux cercueils de plomb,

On n'y trouve que de la cendre.

Plus trace d'ossements, plus trace de linceul, L'implacable néant a tout dévoré, seul, Comme une bête carnassière.

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