‹ Poésie (volume 2)Chapitre 65 sur 99 · L HIVER · texte numérisé non relu

L HIVER

Quel temps! Qu'a donc le vent pour siffler de la sorte? Le bassin du barbier danse devant la porte.

Qu'on est bien, dans cet abri sûr, Près du poêle, à l'angle du mur!

L'artisan fend du bois au seuil de sa demeure ; La bise geint plus fort que son marmot qui pleure.

Qu'on est bien, dans cet abri sûr, Près du poêle, à l'angle du mur !

La sentinelle, ainsi qu'un homme qui s'irrite, A grands pas emportés va devant sa guérite.

Qu'on est bien, dans cet abri sûr, Près du poêle, à l'angle du mur !

L'étameur slave passe au loin, dans la campagne, Et son nez est brûlant comme un piment d'Espagne.

Qu'on est bien, dans cet abri sûr, Près du poêle, à l'angle du mur !

Et le Tzigane, hélas! La bise souffle et crie, Et lui claque des dents, sous sa tente pourrie.

Qu'on est bien, dans cet abri sûr, Près du poêle, à l'angle du mur !

Quel temps ! Qu'a donc le vent pour siffler de la sorte? Le bassin du barbier danse devant la porte.

21 i POESIES DIVERSES.

Qu'on est bien, dans cet abri sûr, Près du poêle, à l'angle du mur !

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