‹ Poésie (volume 2)Chapitre 80 sur 99 · RETOUR · texte numérisé non relu

RETOUR

Viens! Je t'aime! Rentrons. La promenade est faite. La claire nuit de Juin vient d'allumer ses feux; Le clocher du gros bourg où nous logeons tous deux, Se rapproche, et la lune en argenté le faîte.

Regagnons lentement l'auberge, où l'on apprête La chambre et le grand lit aux draps frais. Je te veux! Et, pour qu'en cheminant je baise tes cheveux, Sur mon épaule heureuse abandonne ta tête.

-250 AKUIÈUE-SAISON.

Mets un de tes chers bras au cou de ton ami ;

Traversons, enlacés, le village endormi ;

El, comme nous voulons, dans la campagne verte,

Dès l'aurore, demain, reprendre notre vol, Nous laisserons, ce soir, la fenêtre entrouverte, Pour être réveillés au chant du rossignol î

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