‹ Poésie (volume 2)Chapitre 91 sur 99 · SCHERZO · texte numérisé non relu

SCHERZO

Soit ! je suis libre. Pour une Qu'on perd, on en trouve vingt.

Elle est blonde, à moi la brune!

— Non ! je voudrais qu'elle vint.

Ma voisine n'est pas laide; Demain, je lui fais la cour.

L'œil noir à l'œil bleu succède.

— Non ! on n'a qu'un seul amour

Je vais brûler sans colère

Les devises de bonbons

Que je rimais pour lui plaire.

— Que ses baisers étaient bons î

Au l'eu, portrait qui la llattes !

Au feu, mince tresse d'or, Prise, une nuit, à ses nattes !

— Hélas ! c'est tout mon trésor.

Sur elle, je vais écrire Un sonnet impertinent.

Je suis joyeux, je veux rire;

— Mais je pleure maintenant.

— G Don Juan, sous la muraille, Si ta sérénade ment,

Parfois, au motif qui raille, Quel triste accompagnement!

28i FEUILLES VOLANTES.

Page 1