‹ PoésieChapitre 103 sur 217 · LE DEUXIÈME SPHINX · texte numérisé non relu

LE DEUXIÈME SPHINX

Si grands que soient les rois, les pharaons, les mages Qu'entoure une nuée éternelle d'hommages, Personne n'est plus haut que Téglath-Phalasar. Comme Dieu même, à qui l'étoile sert de char,

Il a son temple avec un prophète pour prêtre,

Ses yeux semblent de pourpre, étant les yeux du maitre;

Tout tremble; et, sous son joug redouté, le héros Tient les peuples courbés ainsi que des taureaux; Pour les villes d’Assur que son pas met en cendre,

Il est ce que sera pour l'Asie Alexandre,

Il est ce que sera pour l'Europe Attila;

Il triomphe, il rayonne; et, pendant ce temps-là, Sans savoir qu'à ses pieds toute la terre tombe, Pour le mur qui sera la cloison de sa tombe, Des potiers font sécher de la brique au soleil.

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