‹ PoésieChapitre 160 sur 217 · LA CHANSON DES REÎTRES · texte numérisé non relu

LA CHANSON DES REÎTRES

La vision DE DANTE.

LE spHiNx. (L'homme se trompe; il voit que pour lui tout est sombre.) Le MUR DES siÈcLes. (J'eus un rêve, le mur des siècles m’apparut.) MONTFAUCON.

GAÏFFER-JORGE.

Ci. — Deux poëmes (Le Romancero et le Cid exilé).

MASFERRER.

Le vieux 8Ey (Le Bey outragé).

Le Monr 8Lanc (Désntéreffement. — Les Montagnes).

MAJORIEN

OcÉAN.

AU LION D’ANDROCLES (1).

Cette poésie a été écrite à Jersey en février 1854, alors que Victor Hugo était vivement sollicité par la nouveauté des tables tournantes; M" Victor Hugo, Charles Hugo, Auguste Vacquerie et deux ou trois amis étaient très assidus à ces séances auxquelles Victor Hugo, d’abord sceptique, avait fini par s'intéresser. Il y prit même une part assez active, tout en se refusant à emprunter quoi que ce füt à ces

phénomènes qui cependant le troublaient. :

A ce titre, la note suivante, écrite à l’encre rouge en marge du dernier feuillet,

est curieuse :

«On trouvera dans les volumes dictés à mon fils Charles par la table une réponse du /on d'Androclès à cette pièce. Je mentionne ce fait ici en marge simple.

«Constatation d’un phénomène étrange auquel j'ai assisté plusieurs fois. C'est le phénomène du trépied antique. Une table à trois pieds dicte des vers par des frappements, et des strophes sortent de l'Ombre. Il va sans dire que jamais je n'ai mélé à mes vers un seul de ces vers venus du mystère, ni À mes idées une seule de ces idées. Je les ai toujours religieusement laissés À l'Inconnu, qui en est l'unique auteur; je n'en ai pas même admis le reflet; j'en ai écarté jusqu’à l'influence. Le travail du cerveau humain doit rester À part et ne rien emprunter aux phénomènes. Les manifestations extérieures de l’invisible sont un fait, et les créations intérieures de la pensée en sont un autre. La muraille qui sépare ces deux faits doit être maintenue, dans l'intérêt de l'observation et de la science. On ne lui doit faire aucune brèche, et un emprunt serait une brèche. À côté de la science qui le défend, on sent aussi la religion, la grande, la vraie, l'obscure et la certaine, qui l'interdit. C'est donc, je le répète, autant par conscience religieuse que par conscience littéraire, c'est par respect pour ce phénomène même, que je m'en suis isolé, ayant pour loi de n'admettre

aucun mélañge dans mon inspiration, et voulant maintenir mon. Su telle qu'elle est, absolument mienne et personnelle.

P CV. El»

Nous nous sommes réportés aux cahiers où sont consignés les dialogues des tables tournantes. C’est le vendredi 17 février 1854 que le lion d’Androclès se manifeste pour la première fois, demandant À être interrogé en vers. Il ne put être donné atisfaction à ce désir, aucune pièce de vers n'étant préparée et personne n'ayant voulu en improviser une.

Victor Hugo fit, le 28 février, les vers : Aw lion d'Androclès, et les Jut à la séance du 24 mars, le lion d’Androclès ayant signalé sa présence. C’est à cette séance que Victor Hugo fait allusion dans la note précédente.

Cette pièce est paginée par lettres.

Dans la version primitive, les recommandations de Mahomet débutant par ce vers:

Il ajouta : — Croyez, veillez; courbez le front, A ; 2 7 . . » Dre 7, n’existaient pas. Ce passage a nécessité tout un feuillet qui n’a pas été paginé.

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