ES
il s’abattit
Brusque et si menaçant
D'un air si monffrueux
D'un tel air infernal.
Quelqu'un vient, il se tourne et Angus tourne la tête, il regarde en arrière...
envolée Ainsi le tourbillon suit la feuille arrachée. A travers la futaie, à travers la vallée, D'abord dans un ravin, tortueuse tranchée...
Le petit roi bondit dans la haute bruyère, Le pauvre jeune roi plonge dans la bruyère,
L'enfant glisse, et sautant par-dessus la bruyère...
Page 371.
Page 372.
VARIANTES ET.VERS INÉDITS
Chafe impie! on entend les branches qui se caffent.
Les pierres sous leurs pas roulent, les branches cassent. Et leurs souffles hagards par moments confondus,
L'écureuil effrayé sort des buissons tordus.
Et le bruit des buifons frifonnant
Oh! comment mettre ici dans des vers éperdus
Les deux sombres chevaux galopant, l'ombre
Les bonds prodigieux de cette chasse affreuse.…
L'eau mélée aux roseaux, Les deux sombres chevaux...
On entendait les eaux murmurer
Les nids chantaient; les eaux murmuraient dans les herbes;
Les oiseaux s'appeler et les ruiffeanx courir. On voyait tout briller, tout aimer, tout fleurir.
Us vont! Angus frémit, Tiphaine se rapproche, Mais son cheval se lasse et Tiphaine s'approche.
Il dit : Qui que tu soi, songe que tu mourras!
Dit : «De tes actions un jour tu répondras;
Épargne cet enfant, cefle de le poursuivre.
Qui que tu sois, prends garde à la haine, elle enivre...
Devant les obstacles qu’il rencontrait, Tiphaine s’écriait :
Page 373.
Page 374.
{ Vous ne savez donc pas qui je suis, imbéciles!
.… Non, grinça-til, qu'on sache Que mes rivaux sont l’arbre et que je suis la hache Et que nul contre moi ne lutte impunément!
farouche
Pas de grâce! — Et, sinistre, il cria, blasphémant, Et vers la triste nuit levant sa face blême : — Nul ne m'échappera, cieux terribles, quand même Celui qui m'a bravé, celui que j'ai proscrit Tiendrait de ses deux mains les pieds de Jésus-Christ !]
bruyère et plaine, informes , Clairs de lune, halliers, bruyères, crépuscule. Tiphaine approche, il tient Jevé L'enfant sans armes, l'homme avec son couperet, fait un bond Mais Angus se détourne, et part, Courent dans la noirceur des bois et l’on dirait...
Ah! prends garde de mettre en courroux la pitié. L'enfant pour l'enfant parle, s Là Ah! tu ne tueras point, et tu m'écouteras, I! w'eñt rien de si haut qui ne soit châtié.
Chevalier, puisque j'ai l'aurore dans mes bras. ce Vaincu !
Je suis mère! fais grâce à cet enfant! Médite Songe à ta mère. Eh bien, je suis mère comme elle.
Sur ton Dieu qui l'attend! — Femelle, sois maudite ! Page 374. Homme, respecte en moi la femme. — À bas, femelle!
C’est dans un bois, où nul n'était encor venu, C'eft dans un noir ravin, des démons seuls connu,
Ce fut dans on ne sait quel ravin inconnu...
Et renonçant à fuir, et fermant son œil bleu,
Il conne de cheval, et, morne, épuisé, las, éleva ses mains suppliantes vers Dieu.
Il dressa ses deux mains suppliantes; hélas!
Autre version du meurtre d’Angus :
[Par ses longs cheveux blonds il saisit l'innocent,
Et d’un revers de main effroyable, enfonçant
Une masse aux vingt dards dans sa bouche qui saigne: — Tiens, dit-il, as-tu faim? mange cette châtaigne!|