‹ PoésieChapitre 41 sur 217 · LES BANNIS · texte numérisé non relu

LES BANNIS

Alors Méphialtès s'écria : «Orois et vois.

Nous avons tous les deux entendu cette voix;

Elle n’a point passé pour rien sur notre tête;

Elle nous donne avis que la revanche est prête; Qu'aux champs où, jeune, au tir de l'arc je m'exerçais, Des enfants ont grandi qui chasseront Xercès!

Cette voix a l'accent farouche du prodige.

Si c'est le cri d’un peuple, il est pour nous, te dis-je; Si c'est un cri des dieux, il est contre ceux-là

Par qui le sol sacré de l'Olympe trembla.

. Xercès souille la Grèce auguste. Il faut qu'il parte!» Et moi banni d’Athène et lui banni de Sparte,

Nous disions, lui : «(Que Sparte, invincible à jamais, Soit comme un lever d’astre au-dessus des sommets! » Et moi : « Qu'Athènes vive et soit du ciel chérie! » Et nous étions ainsi pensifs pour la patrie.

H.-H., 25 juin 1873.

LA LÉGENDE DES SIE

VII SPF AIDE OFFERTE À. MAIORI IN PRÉTENDANT ë EMA ab ta

UN HOMME DE LA HORDE. r #1

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Majorien, tu veux de l’aide. On t'en apporte.

MAJORIEN

Qui donc est là?

L'HOMME

La mer des hommes bat ta port

MAJORIEN

Peuple, quel est ton chef?

L'HOMME. à

Le chef s'appelle Tous. } MAJORIEN. .

As-tu des tyrans?

L'HOMME

Deux. Faim et soif.

MAJORIEN. JE Qu'êtes-vous?

L'HOMME

MAJORIEN

Votre pays?

L'HOMME

La nuit.

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