‹ Poésien diversen. Coups d'aile et coups de becChapitre 17 sur 100 · C. LUI · texte numérisé non relu

C. LUI

Certain pitre, au discours banal, A la caboche écervelée, Ecrit dans son pseudo-journal Que ma prose est échevelée.

C'est vrai ; mais chacun sait qu'il a La jugeotte un peu paresseuse.

Qui donc a pu fourrer cela Dans son épaisse boîte osseuse ?

Où, diable ! perche l'indiscret

Assez bénin pour condescendre

A lui rabâcher ce secret,

Jusqu'à ce qu'il ait pu comprendre ? "

* Ces vers s'adressaient à certain chroniqueur du Fionnier, dont le nom de plume était C. Moi.

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Je suis '^ l'ami du sentiment -, " Ergo : ma prose s'échevèle.

C'est lui qui le dit ; mais vraiment V " instinct " seul, chez lui, se révèle

" Moi, j'obéis à la raison,

" Dit-il, et que le diable emporte

'^ Les censeui's de la trahison

*• Et des profits qu'elle rapporte ! "

Jadis, il faisait à mes vers L'affront de les trouver splendides ] Or, après un paieil revers, Mes essais furent plus timides.

Mais quand l'abruti du *• Pionnier " Vient m'ofifrir l'appui de sa rage, De cet apprenti chiffonnier Le blâme anime son courage.

Stoke-Centre, 17 septembre 1887.

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