‹ Poésien diversen. Coups d'aile et coups de becChapitre 23 sur 100 · LES CLOCHES DE NOÈL · texte numérisé non relu

LES CLOCHES DE NOÈL

Avant que le soleil ait chassé la nuit sombre.

Quand la foule pieuse a regagné dans l'ombre

Le logis où l'attend un joyeux réveillon,

Chacun ébauche un somme embelli d'un beau rêve,

Qu'on interrompt parfois ; il faut bien qu'on se lève :

La cloche recommence un joyeux carillon.

Cloches, carillonnez, déplacez les atomes

De l'air et détruisez jusqu'aux moindres symptômes

De surdité morale ou d'assoupissement !

Sonnez, qu'en notre cœur votre voix métallique

Fasse toujours vibrer la fibre catholique

En rappelant du Christ l'heureux avènement.

Ottawa, décembre 1887.

A MÇÇ BUHAMEL

Archevêque d'Ottwa.^

Monseigneur, poursuivant partout votre œuvre sainte, Vous venez exercer jusque dans cette enceinte

Votre admirable charité.

N^ptre cercle a choisi pour but la bienfaisance ; Qui Toublierait ici lorsque votre présence, Nous prêche la fraternité ?

Phalange dévouée à Pœuvre sociale,

Nous chômons aujourd'hui la fête patronale. .

Soit que nous soulagions les maux, Soit que nous l'honorions en pompe solennelle, Saint Antoine, du haut de la voûte éternelle.

Daigne sourire à nos travaux.

* Cette adresse en vers a été écrite pour la Société Saiot Antoine de Tadoue en prévision d'une visite que Sa Grâce devait faire à la nouvelle salle de la Société. Pour des raisons qu'il est inutile de rappeler ici, l'adresse n'a jamais été présentée.

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