‹ Poésien diversen. Coups d'aile et coups de becChapitre 28 sur 100 · SOYEZ HEUREUX · texte numérisé non relu

SOYEZ HEUREUX

Air : Voyez cette modeste pierre.

Ibis

Le Temps s'enfuit à tire-d'aile,

Et ce vieux squelette ambulant,

Parcourant la voûte éternelle,

Nous ramène le jour de l'an.

Fendant qu'on 8'embra«se à la ronde,

Pour les mortels formant des vœux, Moi, je viens dire à tout le monde :

Dieu vous garde, soyez heureux I

Dans des équipages splendides.

Se pavanent les opulents, Lorsque sous des haillons sordides.

Le pauvre se traîne à pas lents.

Pour bien célébrer cette fête, Kiches, montrez-vous généreux, Que chaque indigent vous répète : ; Dieu vous garde, soyez heureux I

> bii

Quand de plaisir ton cœur pétille,

Jouvencelle au regard si doux,

Tu fais rager la vieille fille,

Que le sort prive d*un époux,

Sans t'occuper de pes tortures,

Tu songes à ton amoureux.

Pour vos épousailles future», }

bis

Dieu vous garde, soyez heureux

Vous, malheureux célibataires,

Ennemis jurés des poupons ;

On sait que vos mœurs trop austères

Vous font toujours fuir les jupons.

Pourtant moi, je serais bien aise

De vous voir de petits morveux,

Pour en élever quinze ou seize, )

? bis Dieu vous garde, soyez heureux I

Ibù

Vieillards en proie à la misère.

Enfants par le froid engourdis,

Groupés auprès de votre mère,

Qui grelotte dans son taudis,

Vous que le malheur importune.

Consolez-vous : du haut des Cieux

L'Eternel voit votre infortune, )

> bis Dieu vous garde, soyez heureux ! )

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