‹ Poésien diversen. Coups d'aile et coups de becChapitre 33 sur 100 · LE CHANT DES TRAPPBUBS · texte numérisé non relu

LE CHANT DES TRAPPBUBS

Il rit des autans, marche sur la neige. Acclame Thiver et son blanc cortège.

Mais les noirs frimas

De nos durs climats

Le laissent, ma foi,

Passablement froid.

Nous perpétuons le nom, la mémoire

Des hardis trappeurs,

Héroïques sapeurs.

Dont l'historien raconte la gloire,

Et qui, sans broncher.

Savaient toujours marcher.

Ces fiers rejetons de la vieille Gaule,

La hache à la main.

Se frayaient un chemin ; Ils se sont rendus jusque près du pôle.

Et chez 1 étranger

Ils ont su nous venger.

En avant mes braves.

Avec d'autres clubs nous entrons en lice ;

Sans les jnlouser,

Voulant rivaliser Convenablement, les soirs d -exercice,

Nous nous rassemblons

Et d'efforts redoublons.

Contre nos rivaux nous luttons en frères,

Nous avons promis

De rester leurs amis ; Aux jours de gala, fêtes populaires,

Costumés, joyeux.

Nous marchons avec eux.

En avant mes braves,

En dépit du froid, le trappeur sVnflamme

Très facilement

Pour le sexe charmant ; Il sait entourer sa blonde ou sa femme

D*un amour ardent,

Sans cesse débordant.

Conservant toujours âme noble et fière

Et cœur généreux

Dans un corps vigoureux Si, dans le pays, nous avions la guerre.

Vite il accourrait

A son poste, et dirait :

Refrain : En avant mes braves.

Jamais le trappeur

Ne connait d'entraves,

n n'a jamais peur, Il rit des autans, marche sur la neige. Acclame l'hiver et son blanc cortège.

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