UNE EPOPEE
Air : Nous fC avons à. faire.
Fuir est notre affaire
C'est notie salut, [bis)
Voilà notre but
Lorsque nous faisons la guerre.
Nous serons peureux
Et peu valeureux, (ôw)
Donnez nous vos terres, Métis malfaisants, [his) Gens peu complaisants Envers nos beaux militaires.
Nous serons peureux Et peu valeureux. [Jbis)
• On sait que nos braves miliciens se sont couverts de gloire dans la fameuse campagne du Nord- Ouest. Cette chanson ne s'applique pas aux intrépides conquérants des Métis, mais seulement à ceux qui ont eu peur. Nou> nous sommes laissé dire que quelques volontaires se sont trouvés dans ce dernier cts.
UNB ÉPOPÉE 147
Vos balles mortelles Frappent sûrement j (bis) Plus d'un régiment Eprouve des frayeurs telles Qu'il devient peureux Et peu valeureux, (bis.)
Chacun a sa corde
Pour pendre Riel, (bis.)
Mais quand Gabriel *
Se montre, ô miséricorde !
On devient peureux
Et peu valeureux, (bis,)
Faut qu'on se ménage j
Au lac au Canard, {bis.)
Crozier, goguenard,
Voulut faire un grand carnage :
Il revint peureux
Et peu valeureux, (bis.)
Middleton s'avance
A l'Anse aux Poissons, ibis)
Disant : " Mes garçons,
" Faut leur flanquer une danse,
" Ces gens sont peureux
" Et peu valeureux. " [bis.)
* Grabrie] Damont.
Ça fit peu Taffaire
Des jeunes troupiers ; {bU.)
Dans pareils guêpiers,
Que diable avons nous à faire ?
Nous serons peureux
Et peu valeureux, {bis.)
Quelle tripotée
On nous flanque là ! (bis.)
Nous disions ** Voilà
" Notre campagne avortée, "
Nous étions peureux
Et peu valeureux, (bis.)
Otter se réserve
Pour un fameux coup, {bis.)
Mais il craint bea icoup
Foundmaker et sa réserve ,*
Il est tout peureux
Et peu valeureux, [bis,)
Prenons donc Batoche :
Ces gueux de Métis (bis)
En sont tous partis,
C'est le moment : Qu'on approche.
C'est pas dangereux.
Soyons valeureux, (bis.)
lall KiFor, juin 1885.
KESTONS FEANCAIS.
BESPEGTUEUSBMBNT DÉDIÉ A LA LIOUB DBS PATBI0TB8.*
Le ciel est noir, Torage s'amoncèle Et la discorde allume ses brandons ; Pour étayer un pouvoir qui chancelé, Le fanatisme arme ses mirmidons.
Assouvissez la rage des sectaires, Frappez, frappez, plats valets des bourreaux. Un peuple entier maudit vos candataires. Et vos gibets font surgir des héros.
Quaud Toppre^^seur veut nous forger des chidnes, De son courroux méprisons les accès.
Et, fiers du sang qui coule dans nos veines, Eestons Français (6i«)
* La masiqae de cette chanson a été composée par Callixa Lavallée. La Ligne des Patriotes de Fall Kiver, Mass, venait d'être fondée par Fauteur, puissamment secondé par MM. H. A. Dubuque, P. F. Péloquin, V. Geoffrion et autres. Cette association nationale est aujoard'hui très prospère.
150 OHANâONS DIVERSES
Restons Français 1 tenons tête à l'orage j Consolidons l'œuvre de nos aïeux En burinant une nouvelle page Au livre d or d'un passé glorieux.
Aux préjugés opposant une digue.
Notre jeunesse, espoir du lendemain, De la défense organise la ligue :
Malheur à qui sur nous porte la main ! Quand l'oppresseur, etc.
Groupés autour du drapeau tricolore, Francs Canadiens, préparons l'avenir. L'horrible affront que notre orgueil dévore Grave en nos cœurs un cruel souvenir.
Serrons nos rangs : notre mère la France Pour la revanche aguerrit ses soldats ; Elle nous offre un rayon d'espérance Et ses ligiieurs nous ont ouvert leurs bras. Quand l'oppresseur, etc.
Nous t'acclamons, Ligue des Patriotes,
Aux champs d'honneur nous suivrons nos aînés.
Les Canadiens ne sont pas des ilotes ;
Nul ne saurait les tenir enchaînés.
Forts de nos droits, laissant l'intolérance
S'empoisonner du suc de ses ferments.
Nous resterons Français par la vaillance,
Français de cœur, Français de sentiments.