LA MÉTAPHYSIQUE
Lorsqu'il couvre un homme éméché.
A force de lever le coude,
On perce ceux du paletot,
Et la femme, qui toujours boude,
S'exaspère et dira bientôt :
Porte donc... que faut-il qu'il porte ?
Ah I bah I que le diable l'emporte !
Porte donc... porte donc... des trous
Ma foi, ça l'embête, — ^Tu veux toujours te mettre en fêle
Porte donc des trous {bis) Puisque tu me mets en courroux.
Lorsque sa femme, un peu revêche,
Le traite de grand animal.
L'ivrogne, craignant qu'on l'empêche
De boire, se conduit fort mal.
Si, loin de coudre sa capote,
Elle lui fait des embarras,
11 se conduit en vrai despote
Et, la saisissant par les bras.
Il lui fait... que peut-il lui faire ?
Ah I bah I ce n'est pas mon affaire,
Il lui fait... il lui fait... des bleus I
Ma foi, c'est un lâche :
Eien d'étonnant si ça la fâche
Il lui fait des bleus (bis) Ce qui devient très ennuyeux.
Lorsqu'il a battu son épouse,
Il s'en retourne au cabaret ;
Il boit sa casquette et sa blouse,
Il emprunte à gros intérêt.
Son pantalon se dépenaillé,
Il est inconnu des tailleurs
Et si, pendant qu'il s'encanaille.
Sa femme va laver ailleurs,
n lui prend... que peut-il lui prendre.
Ah ! bah ! vous devez le comprendre,
Il lui prend... il lui prend... ses sous
Ma foi, c'est infâme I Plaignez, plaignez la pauvre femme
Il lui prend ses sous (bis) Car elle a toujours le dessous.
LA KEKMESSE.
Air : — La bonne aventure 6 gué.
Je suis un enfant gâté.
Comblé de richesses.
Esclave de la beauté, Je fais des largesses ; Je dépense sans compter Et m'occupe à visiter Les grandes kermesses.
Ogué, Les grandes kermesses.
C'est là qu'on sait exploiter Ma grande faiblesse ; Les dames savent vanter Mon air de noblesse, Moi je ne puis écouter Cela sans m'ezécuter.
Vive la kermesse,
Ogué, Vive la kermesse.
222 TERRE ATERRB
Pour tout dire quand je vois D^une jeune hôtesse Paraître le frais minoiS; Je vous le confesse, Je mets la main au gousset Voilà pourtant ce que c'est Que notre kermesse,
Ogué, Que notre kermesse.
Je mange comme un glouton
Par délicatesse j
Tant qu'il me reste un bouton,
Faut que m'engraisse.
Quand les boutons sont partis,
J'en achète au plus haut prix.
Vive la kermesse I
. Ogué, Vive la kermesse.
Si je gonfle mon bedon,
Ma bourse s'affaisse ;
Ce que je donne en pur don
Fait baisser ma caisse.
Je fume et bois trop souvent
A la fin, c'est énervant,
La grande kermesse,
Ogué, La grande kermesse.