‹ Poésies, 1864-1872:Chapitre 28 sur 73 · ADIEU · texte numérisé non relu

ADIEU

Toi, pour qui l'amour n'est qu'un jeu, Sans remords , sans mélancolie , Fais ton métier de femme ; adieu ! .

Toi qui sais oublier , oublie I Je ne sens fermenter en moi Ni rancune, ni fiel, ni lie.

En tes yeux je n'avais pas foi , £t dans mon âme rien ne saigne.

Obéis à la vieille loil

Redore et repeins ton enseigne,

Arrête les désirs épars ,

Cherche un sot qui demain se plaigne.

Cœur léger, cœur vide, adieu! Pars!

Page 1