‹ PoésiesChapitre 59 sur 87 · A CATULLE MENDÈS · texte numérisé non relu

A CATULLE MENDÈS

Un long frisson descend des coteaux aux vallées ; Des coteaux et des bois, dans la plaine et les champs, Le frisson de la nuit passe vers les allées. — Oh' l'angelus du soir dans les soleils couchants! - Sous une haleine froide au loin meurent les chants, Les rires et les chants dans les brumes épaisses. Dans la brume qui monte ondule un souffle lent; Un souffle lent répand ses dernières caresses, Sa caresse attristée au fond du bois tremblant; Les bois tremblent; la feuille en flocon sec tournoie, Tournoie et tombe au bord des sentiers désertes. Sur la route déserte un brouillard qui la noie, Un brouillard jaune étend ses blafardes clartés ; Vers l'occident blafard traîne une rose trace,

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