‹ Poésies, 1864-1887Chapitre 123 sur 141 · L'AVEU · texte numérisé non relu

L'AVEU

u n'as pas toujours été sage, Toi dont le cœur bat sur mon bras.

Pour plus d'un amant de passage Tu souris et tu soupiras.

D'une voix honteuse et farouche.

Tu me l'as dit, par un soir bleu ; Mais ma bouche a fermé ta bouche, Que purifiait ton aveu.

J'avais prévu ta confidence.

J'avais deviné ton roman, Rlle du peuple sans prudence Et qui n'avais plus de maman.

En Mai, sous le nuigre feuillage, Chantaient les moineaux des faubourgs.

N'est-ce pas? Le vague ennui, l'âge?...

Je connais ces tristes amours.

Mais le cceur sur qui tu te serres, Ayant souflfert, sait excuser ; Et je vois dans tes yeux sincères Qpc j'ai ton vrai premier b.iiscr.

De nous deux, c'est toi la meilleure, Puisque tu Mis aimer le mieux.

Regarde, mon enfant, je pleure, Moi »i bla»^, moi dé}A vieux I

Par la tendre et simple manière Dom tu m'avouas ton passé, Je te dois ma larme dernière, Et par elle il est effacé.

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