‹ Poésies, 1871-1883Chapitre 32 sur 41 · NOVEMBRE · texte numérisé non relu

NOVEMBRE

lA 'Duplais 'Destoucbes

i'hirondelle est partie, et la bise est venue. On pressent le retour des froids et longs hivers ; Et, veuve pour longtemps de ses feuillages verts, Elle frissonne au veut, la haute forêt nue.

On voit clair jusqu'au bout de la grande avenue. Le chevreuil inquiet passe vite au travers, Regrettant la fougère et ses larges couverts Où s'abritait si bien sa chevrette ingénue.

204 SOIRS DHIVER

Novembre, c'est l'époque où le cerf en amour

Trop souvent se réveille avant le point du jour,

Au bruit lointain d'un cor troublant sa nuit heureuse,

Ignorant de quel droit la meute aux longs abois. Qui fait hurler en chœur tous les échos des bois. Interrompt le sommeil de sa belle amoureuse.

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