LU BORD DE LA FORET I
Mais ils reposaient loin de leur forêt bénie, Sous les ardents soleils où sont les tamarins, Oubliés vite, après la bataille finie, Dans les roseaux d'un fleuve ou les sables marins.
« Pensez-vous quelquefois aux mères de famille, » Me dit la femme en deuil... Mes larmes pour eux trois Tombaient sur le berceau d"une petite fille, Vive et joyeuse alors comme un oiseau des bois.
« Elle est trop jeune encore... Il faudra que j'attende... (La mort jusqu'à présent n'a pas voulu de moi). Je m'en irai plus tard, quand elle sera grande. Dieu m'a permis de vivre, il a bien su pourquoi. »